Des histoires qui rapprochent

Doris Mandouélé a grandi au Mée-sur-Seine, où elle vit toujours aujourd’hui. C’est ici qu’elle a construit ses premiers souvenirs, même si son histoire commence à Paris avant un court passage au Congo, où elle effectue ses premiers pas à l’école maternelle. De retour au Mée à l’âge de trois ans, elle rejoint l’école Racine. Déjà, une passion l’anime : jouer à la maîtresse avec ses copines… ou ses poupées.

Pourtant, le chemin n’est pas tout tracé. Ses débuts scolaires sont difficiles. Suivie par une orthophoniste, elle peine à trouver sa place. « Ma maîtresse de CP récompensait les plus belles écritures avec un stylo. J’ai été la dernière à l’obtenir ! », raconte-telle en souriant. Tout bascule après son redoublement de CM1. Elle devient première de sa classe et comprend qu’elle devra redoubler d’efforts. « Je savais que je devais me battre plus que les autres ! ».
Au collège puis au lycée, elle se passionne pour la poésie, la littérature et les dissertations. Elle tient à intégrer une filière littéraire et obtient son baccalauréat avant de poursuivre des études de sociologie à l’université de Nanterre, jusqu’au DEA. Très vite, son intérêt pour les parcours de vie se traduit sur le terrain. Elle enseigne le français et les mathématiques à des enfants en situation de handicap, une expérience qui conforte son goût pour la transmission.
Son parcours la conduit ensuite au Congo, puis en Guyane. C’est là que sa vie prend un nouveau tournant. D’abord enseignante, elle rejoint ensuite les services communication des communes de Grand- Santi et de Papaïchton. Au fil des rencontres, elle découvre un territoire d’une incroyable richesse culturelle. « La Guyane m’a révélée », confie-t-elle.

L’envie d’écrire

Cette expérience nourrit son envie d’écrire. En 2023, elle publie Une soeur au bout du fleuve, un roman inspiré de son séjour à Grand-Santi. À travers l’histoire de femmes que tout semble opposer, elle célèbre l’amitié, la solidarité et ces liens qui naissent parfois loin de chez soi. « Les soeurs de coeur existent autant que les soeurs de sang », résume-t-elle. Comme dans tous ses livres, le réel se mêle à la fiction : « Je transforme les personnes en personnages. »

TDe nouveaux romans

Aujourd’hui, Doris Mandouélé poursuit cette aventure avec la création de son entreprise, Des mots pour écrire. Elle y anime des ateliers d’écriture destinés aux enfants et accompagne, en tant que biographe, celles et ceux qui souhaitent transmettre leur histoire familiale ou personnelle. Elle prépare également de nouveaux romans, plus intimes, ainsi que la réédition de Africains, Africaines, regardez comme vous avancez. Elle est aussi l’autrice de Grand-Santi, une terre d’Afrique en Guyane.
Du Mée-sur-Seine à la Guyane, de l’école Racine aux romans, un même fil rouge traverse son parcours : la conviction que les mots peuvent rapprocher les êtres, transmettre les mémoires et ouvrir les horizons.